Le col de Shangli Pass , 4280 m, par lequel on est passé sur une piste pourrie, c'est la petite entaille en haut à droite. En redescendant, on croise une camionnette avec un cheval (tout harnaché le pauvre).
Journal de bord d'Antoine de Fombelle et Luc Fayard de leur raid TransPekin 2016 en 4 x 4 avec l'organisation Globe Trotter - juin - juillet 2016
mardi 5 juillet 2016
Col de Shangli Pass et Urumqi
mardi 5 juillet :très belle journée de montagne.
Après une centaine de kilomètres d'une route droite comme un I, "animée" par une ou deux courbes, nous prenons enfin une piste d'une quarantaine de kilomètres qui va nous conduire au Shangli Pass à 4300 mètres d'altitude. Cette piste monte d'abord doucement au fond d'une vallée encaissée, le long d'un torrent. Arrêt pique nique très agréable. Plus loin, la piste doit bien quitter la vallée et s'attaquer au flanc de la montagne par une suite de lacets escarpés et de lignes droites au long d'un vide assez vertigineux. Arrêt au col, le ciel est couvert et d'ailleurs nous finirons l'après-midi sous la pluie mais il fait doux. La descente après un arrêt photos et quelques pas s'avère tout aussi vertigineuse. Au fond du ravin, quelques carcasses de camions et de voitures nous rappellent à la prudence. À mi pente, nous prendrons une petite piste au milieu d'un village de yourtes pour aller nous promener au pied de deux glaciers majestueux. Puis la piste qui se transforme en route très dégradée longe une vallée très encaissée magnifique. Nous arrivons enfin à Urumqi. Vous connaissez, bien sûr, c'est la capitale du Xinjiang, vingt millions d'habitants
Demain nous partons pour le désert de Gobi. Il n'y pleut jamais, dit on et nous aurons chaud. Passage de la frontière mongole dans trois jours et prochain article le 17 juillet Nous n'aurons probablement aucune connection avant. A moins d'un miracle?...
Après une centaine de kilomètres d'une route droite comme un I, "animée" par une ou deux courbes, nous prenons enfin une piste d'une quarantaine de kilomètres qui va nous conduire au Shangli Pass à 4300 mètres d'altitude. Cette piste monte d'abord doucement au fond d'une vallée encaissée, le long d'un torrent. Arrêt pique nique très agréable. Plus loin, la piste doit bien quitter la vallée et s'attaquer au flanc de la montagne par une suite de lacets escarpés et de lignes droites au long d'un vide assez vertigineux. Arrêt au col, le ciel est couvert et d'ailleurs nous finirons l'après-midi sous la pluie mais il fait doux. La descente après un arrêt photos et quelques pas s'avère tout aussi vertigineuse. Au fond du ravin, quelques carcasses de camions et de voitures nous rappellent à la prudence. À mi pente, nous prendrons une petite piste au milieu d'un village de yourtes pour aller nous promener au pied de deux glaciers majestueux. Puis la piste qui se transforme en route très dégradée longe une vallée très encaissée magnifique. Nous arrivons enfin à Urumqi. Vous connaissez, bien sûr, c'est la capitale du Xinjiang, vingt millions d'habitants
Demain nous partons pour le désert de Gobi. Il n'y pleut jamais, dit on et nous aurons chaud. Passage de la frontière mongole dans trois jours et prochain article le 17 juillet Nous n'aurons probablement aucune connection avant. A moins d'un miracle?...
Bayinbulak, ville pour les touristes chinois qui adorent les yourtes
Les touristes chinois de la ville adorent le dépaysement campagnard des yourtes: alors Bayinbulak a créé de toutes pièces pour eux ce village (photo prise de l'hôtel)
lundi 4 juillet 2016
Montagnes du Tian Shan et Bayinbulak
Lundi 4 juillet Arrivée à Bayinbulak
Traversée des spectaculaires montagnes du Tian Shan. Tout commence par des montagnes de couleur désert assez claires, une roche qui semble assez friable, des mines de charbon se succèdent, un défilé de gros camions rouges convoient le charbon vers la vallée dans un ballet bien orchestré. Puis des montagnes rouges très acérées et assez hautes prennent le relai. Viennent ensuite de hauts sommets plus claires. Le paysage est assez végétalisé, de l'herbe, des massifs, quelques arbres, des torrents et des cascades. Nous sommes à 3 000 mètres, la température est aux environ de 25 degrés. Nous arrivons sur des hauts plateaux herbeux, nos premiers troupeaux de yaks, beaucoup de chevaux et de moutons pour ces derniers c'est la saison de la tonte. Les éleveurs semi nomades habitent dans des yourtes. Le paysage est très vaste, le plateau est immense, bordé au nord et au sud par de très hautes montagnes qui culminent bien au delà de 5 000 mètres
Nous arrivons à Bayinbulac une cité dévolue au tourisme local. Un mongoland avec des yourtes en béton et des chevaux en bois, des hôtels aussi laids les uns sur les autres, toute sortes de commerces locaux.
Très belle journée
Demain altitude 4300
Traversée des spectaculaires montagnes du Tian Shan. Tout commence par des montagnes de couleur désert assez claires, une roche qui semble assez friable, des mines de charbon se succèdent, un défilé de gros camions rouges convoient le charbon vers la vallée dans un ballet bien orchestré. Puis des montagnes rouges très acérées et assez hautes prennent le relai. Viennent ensuite de hauts sommets plus claires. Le paysage est assez végétalisé, de l'herbe, des massifs, quelques arbres, des torrents et des cascades. Nous sommes à 3 000 mètres, la température est aux environ de 25 degrés. Nous arrivons sur des hauts plateaux herbeux, nos premiers troupeaux de yaks, beaucoup de chevaux et de moutons pour ces derniers c'est la saison de la tonte. Les éleveurs semi nomades habitent dans des yourtes. Le paysage est très vaste, le plateau est immense, bordé au nord et au sud par de très hautes montagnes qui culminent bien au delà de 5 000 mètres
Nous arrivons à Bayinbulac une cité dévolue au tourisme local. Un mongoland avec des yourtes en béton et des chevaux en bois, des hôtels aussi laids les uns sur les autres, toute sortes de commerces locaux.
Très belle journée
Demain altitude 4300
Des toilettes conviviales
Vu le temps qu'on passe en formalités au poste frontière, ce n'est pas une mauvaise idée que ces toilettes ouvertes qui permettent de discuter tranquillement...
dimanche 3 juillet 2016
Desert du Taklamakan
Dimanche 3 juillet
Retour sur cette journée pour quelques info. Si l'on est passager, on peut fermer les yeux en voiture pendant plusieurs heures au réveil, on verra exactement le même paysage que lorsque qu'on les a fermés. C'est le désert du Taklamakan, grand comme la moitié de la France. Il contient du pétrole, son accès est interdit presque partout et vraiment, il n'est pas beau. Nous sommes dans la région autonome Ouïgoure du Zingjiang. Au nord, il est bordé par les montagnes du Tian Shan où nous allons demain pour une étape grandiose
Retour sur cette journée pour quelques info. Si l'on est passager, on peut fermer les yeux en voiture pendant plusieurs heures au réveil, on verra exactement le même paysage que lorsque qu'on les a fermés. C'est le désert du Taklamakan, grand comme la moitié de la France. Il contient du pétrole, son accès est interdit presque partout et vraiment, il n'est pas beau. Nous sommes dans la région autonome Ouïgoure du Zingjiang. Au nord, il est bordé par les montagnes du Tian Shan où nous allons demain pour une étape grandiose
Kuqa
Dimanche 3 juillet Kuqa
Rien ou presque pendant huit cent kilomètres. A gauche chaîne de montagnes toujours les mêmes, au milieu des lignes électriques, l'autoroute et une ligne de chemin de fer, à droite : rien. Le tout dans une lumière grise que l'on ne distingue pas du ciel gris uniforme. Un oiseau dont on se demande bien ce qu'il est venu faire là et quelques mouches. Une station service tous les soixante dix kilomètres toujours les mêmes.
Il faut bien faire la distance entre l'Aveyron et Pékin et c'est la première fois que nous n'en tirerons rien.
Rien ou presque pendant huit cent kilomètres. A gauche chaîne de montagnes toujours les mêmes, au milieu des lignes électriques, l'autoroute et une ligne de chemin de fer, à droite : rien. Le tout dans une lumière grise que l'on ne distingue pas du ciel gris uniforme. Un oiseau dont on se demande bien ce qu'il est venu faire là et quelques mouches. Une station service tous les soixante dix kilomètres toujours les mêmes.
Il faut bien faire la distance entre l'Aveyron et Pékin et c'est la première fois que nous n'en tirerons rien.
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