Journal de bord d'Antoine de Fombelle et Luc Fayard de leur raid TransPekin 2016 en 4 x 4 avec l'organisation Globe Trotter - juin - juillet 2016
dimanche 3 juillet 2016
700 km d'autoroute dans le désert
Pas un animal, pas une seule âme qui vive, de la terre sale et de la poussière et sur la gauche la chaîne de montagnes qui vous surveille. Au milieu la longue ligne droite de l'autoroute. Autour: rien. Au bout d'un moment, ça devient monotone. Seule distraction : un train qu'on croise de temps en temps... C'est ce qu'on appelle une étape de liaison: de Kashgar à Kuqa. La Chine n'est pas que surpeuplée.
samedi 2 juillet 2016
Kashgar
Samedi 2 juillet Chine - Kashgar
Victoire! Luc Le Hacker a réussi à contourner le blocage de Google en Chine. Je ne sais pas exactement comment il a fait, Il a un VPN virtual personal network. C'est un truc magique qui lui a donné une révélation vers une heure trente du matin. Donc nous pourrons continuer à émettre pendant les trois prochains jours, ceci dit sous toutes réserves car il n'est pas impossible que les systèmes chinois bloquent automatiquement les déblocages...
Ce matin nous sommes allés à la police récupérer nos permis de conduire. Formalités un peu longues comme toujours mais c'est fait.
Après quoi, nous sommes allés visiter la ville de Kashgar.
Ce qui est resté de la vieille ville est presque symbolique : des ruelles étroites, des maisons en torchis et briques un peu de guingois. Elles sont encore habitées mais pour combien de temps ? Les pelles mécaniques ne sont pas loin. L'ensemble est en état futur de démolition évident. La ville nouvelle abrite trois cent mille habitants.
Elle n'est pas très belle mais l'effervescence de la vie chinoise est là, des couleurs, des voitures dans tous les sens, des myriades de scooters tous électriques comme les autobus. Pourquoi nos élus n'imposent-ils pas la même chose au lieu de nous agacer avec cette circulation un jour sur deux jamais appliquée ?
Passage dans un garage pour vérifier le 4x4 : niveaux, serrages de toutes les pièces qui transmettent la puissance du moteur aux roues, pression des pneus et un bon nettoyage. À cette occasion, je m'aperçois que la carrosserie est constellée de tâches de goudron invisibles sous les couches de terre, boue et sable accumulées depuis quelques jours. Je comprends pourquoi nous tâchons nos pantalons à chaque fois que nous approchons de la voiture. Il y avait trois ou quatre employés autour de la voiture et dessous, et deux femmes à l'intérieur pendant au moins quarante minutes. Le tout avec les liquides d'appoint : deux cent yuans soit trente euros. Avant un très bon diner à l'hôtel et au dodo, la consultation bi quotidienne de nos deux médecins. Oui, nous avons deux mécaniciens pour les autos et deux médecins pour les équipages. Ils sont très sollicités pour toutes sorte de petits bobos qui vont de la tourista qui frappe presque tout le monde au bras cassé pour lequel il a fallu une opération à Téhéran pour réduire la fracture. Pour l'instant, je me contente de leur dire que je vais bien.
Dans quatre jours, le six juillet, nous allons quitter le monde du confort pour affronter onze jours de bivouac d'affilée qui vont sans doute être assez difficiles à vivre pour beaucoup. On en reparlera.
Demain étape de liaison vers Kuqa (Chine) à priori sans grand intérêt. Je vous raconterai cette journée demain.
Victoire! Luc Le Hacker a réussi à contourner le blocage de Google en Chine. Je ne sais pas exactement comment il a fait, Il a un VPN virtual personal network. C'est un truc magique qui lui a donné une révélation vers une heure trente du matin. Donc nous pourrons continuer à émettre pendant les trois prochains jours, ceci dit sous toutes réserves car il n'est pas impossible que les systèmes chinois bloquent automatiquement les déblocages...
Ce matin nous sommes allés à la police récupérer nos permis de conduire. Formalités un peu longues comme toujours mais c'est fait.
Après quoi, nous sommes allés visiter la ville de Kashgar.
Ce qui est resté de la vieille ville est presque symbolique : des ruelles étroites, des maisons en torchis et briques un peu de guingois. Elles sont encore habitées mais pour combien de temps ? Les pelles mécaniques ne sont pas loin. L'ensemble est en état futur de démolition évident. La ville nouvelle abrite trois cent mille habitants.
Elle n'est pas très belle mais l'effervescence de la vie chinoise est là, des couleurs, des voitures dans tous les sens, des myriades de scooters tous électriques comme les autobus. Pourquoi nos élus n'imposent-ils pas la même chose au lieu de nous agacer avec cette circulation un jour sur deux jamais appliquée ?
Passage dans un garage pour vérifier le 4x4 : niveaux, serrages de toutes les pièces qui transmettent la puissance du moteur aux roues, pression des pneus et un bon nettoyage. À cette occasion, je m'aperçois que la carrosserie est constellée de tâches de goudron invisibles sous les couches de terre, boue et sable accumulées depuis quelques jours. Je comprends pourquoi nous tâchons nos pantalons à chaque fois que nous approchons de la voiture. Il y avait trois ou quatre employés autour de la voiture et dessous, et deux femmes à l'intérieur pendant au moins quarante minutes. Le tout avec les liquides d'appoint : deux cent yuans soit trente euros. Avant un très bon diner à l'hôtel et au dodo, la consultation bi quotidienne de nos deux médecins. Oui, nous avons deux mécaniciens pour les autos et deux médecins pour les équipages. Ils sont très sollicités pour toutes sorte de petits bobos qui vont de la tourista qui frappe presque tout le monde au bras cassé pour lequel il a fallu une opération à Téhéran pour réduire la fracture. Pour l'instant, je me contente de leur dire que je vais bien.
Dans quatre jours, le six juillet, nous allons quitter le monde du confort pour affronter onze jours de bivouac d'affilée qui vont sans doute être assez difficiles à vivre pour beaucoup. On en reparlera.
Demain étape de liaison vers Kuqa (Chine) à priori sans grand intérêt. Je vous raconterai cette journée demain.
vendredi 1 juillet 2016
Kirghizstan
Mercredi 29 juin Kirghizstan
La plus belle journée depuis le début du raid ?
Tout commence par le marché de Osch. Nous y allons pour faire du change et constatons que l'euro a pris une sérieuse claque. Merci messieurs les anglais. Le cours est meilleur en dollar. Il n'y a pas grand chose sur ce marché et peu d'étals. Un tracteur qui doit dater de l'URSS tousse et fume à tout va, quelques morceaux de viande pendus derrière une vitre attirent les premières mouches, fruits rares et des marchands de plats à emporter préparent leur four.
Une centaine de kilomètres de route avec beaucoup de villages très peuplés et nous prenons des pistes de montagne que nous ne quitterons pas de toute la journée et c'est féerique. Nous franchissons deux cols à plus de 3000 mètres ou nous admirons le vol des aigles, il y en a beaucoup. Les hauts plateaux sont habités par des demi nomades qui vivent en yourtes. Ils élèvent des chevaux qui trottent librement. Les pics acérés des montagnes se détachent dans le ciel tandis que des pâturages vert tendre couverts de fleurs tapissent les pentes. En fond de vallée, on croit voir des lacs bleu très foncé. Quand on s'approche, ces lacs semblent flotter au dessus du sol et l'on s'aperçoit finalement que ce sont des champs de fleurs.
Nous arrivons en fin de journée au bord du lac Song-Köl. Nous sommes à trois mille mètres d'altitude. Le lac est bordé par un haut plateau vert tendre où l'on voit des yourtes et des chevaux dans une lumière. C'est sublime.
Jeudi 30 juin
Une journée qui par la qualité extraordinaire et l'originalité des paysages que nous admirons ressemble à celle d'hier. Nous commençons par une descente assez vertigineuse qui nous fera descendre plus de mille mètres de dénivelé en moins de cinq kilomètres, puis nous longerons un torrent de montagne pour ensuite remonter à plus de trois mille mètres pour visiter un caravansérail. J'aime ces lieux qui dit sont les seuls vestiges de la route de la soie. Et nous finissons la journée au fond d'une vallée, le long d'un torrent. Il y a de l'orage, il passe d'une vallée à l'autre. La pluie nous épargne presque complètement. La nuit va être fraîche.
Demain nous entrons déjà en Chine. Dommage, je serais bien resté un peu plus au Kirghizstan. C'est la conséquence de la fermeture de la frontière mongole qui nous conduit à rentrer dans ce pays le huit juillet eu lieu du treize.
Vendredi 1 juillet
Aujourd'hui, chers lecteurs, vous aurez droit un article en différé car je n'aurai de liaison que ce soir, mais dans les conditions du direct.
Il fait froid ce matin nous sommes à trois mille mètres et il y a du vent. Rien de tel qu'un petit footing suivi de l'opération pliage de tente pour se réchauffer.
La journée d'aujourd'hui risque d'être consacrée à l'entrée en Chine. J'écris ces premières lignes à huit heures nous avons fait 35 kilomètres au Kirghizstan et premier contrôle.
Demain matin, il faut aller passer le permis de conduire chinois à Kashgar. Bref une journée et demi de formalités. En attendant, le paysage est splendide alors profitons en.
Il est maintenant neuf trente. Frontière Kirghizstan Chine à 3612 mètres. La longue Attente. Le paysage est moins beau. On va avoir le temps de lire. Une fois passé en une heure la sortie du Turkmenistan, nous continuons l'ascension jusqu'à la frontière chinoise à 3750 m col de Tarugart. Il fait orage, froid et il pleut , des corbeaux passent en poussant un cri sinistre. L'ambiance n'est pas chaleureuse.
A 18:30 les formalités sont achevées. Nous avons tout de même parcouru cent kilomètres car le poste de douane est éloigné de la frontière.
La plus belle journée depuis le début du raid ?
Tout commence par le marché de Osch. Nous y allons pour faire du change et constatons que l'euro a pris une sérieuse claque. Merci messieurs les anglais. Le cours est meilleur en dollar. Il n'y a pas grand chose sur ce marché et peu d'étals. Un tracteur qui doit dater de l'URSS tousse et fume à tout va, quelques morceaux de viande pendus derrière une vitre attirent les premières mouches, fruits rares et des marchands de plats à emporter préparent leur four.
Une centaine de kilomètres de route avec beaucoup de villages très peuplés et nous prenons des pistes de montagne que nous ne quitterons pas de toute la journée et c'est féerique. Nous franchissons deux cols à plus de 3000 mètres ou nous admirons le vol des aigles, il y en a beaucoup. Les hauts plateaux sont habités par des demi nomades qui vivent en yourtes. Ils élèvent des chevaux qui trottent librement. Les pics acérés des montagnes se détachent dans le ciel tandis que des pâturages vert tendre couverts de fleurs tapissent les pentes. En fond de vallée, on croit voir des lacs bleu très foncé. Quand on s'approche, ces lacs semblent flotter au dessus du sol et l'on s'aperçoit finalement que ce sont des champs de fleurs.
Nous arrivons en fin de journée au bord du lac Song-Köl. Nous sommes à trois mille mètres d'altitude. Le lac est bordé par un haut plateau vert tendre où l'on voit des yourtes et des chevaux dans une lumière. C'est sublime.
Jeudi 30 juin
Une journée qui par la qualité extraordinaire et l'originalité des paysages que nous admirons ressemble à celle d'hier. Nous commençons par une descente assez vertigineuse qui nous fera descendre plus de mille mètres de dénivelé en moins de cinq kilomètres, puis nous longerons un torrent de montagne pour ensuite remonter à plus de trois mille mètres pour visiter un caravansérail. J'aime ces lieux qui dit sont les seuls vestiges de la route de la soie. Et nous finissons la journée au fond d'une vallée, le long d'un torrent. Il y a de l'orage, il passe d'une vallée à l'autre. La pluie nous épargne presque complètement. La nuit va être fraîche.
Demain nous entrons déjà en Chine. Dommage, je serais bien resté un peu plus au Kirghizstan. C'est la conséquence de la fermeture de la frontière mongole qui nous conduit à rentrer dans ce pays le huit juillet eu lieu du treize.
Vendredi 1 juillet
Aujourd'hui, chers lecteurs, vous aurez droit un article en différé car je n'aurai de liaison que ce soir, mais dans les conditions du direct.
Il fait froid ce matin nous sommes à trois mille mètres et il y a du vent. Rien de tel qu'un petit footing suivi de l'opération pliage de tente pour se réchauffer.
La journée d'aujourd'hui risque d'être consacrée à l'entrée en Chine. J'écris ces premières lignes à huit heures nous avons fait 35 kilomètres au Kirghizstan et premier contrôle.
Demain matin, il faut aller passer le permis de conduire chinois à Kashgar. Bref une journée et demi de formalités. En attendant, le paysage est splendide alors profitons en.
Il est maintenant neuf trente. Frontière Kirghizstan Chine à 3612 mètres. La longue Attente. Le paysage est moins beau. On va avoir le temps de lire. Une fois passé en une heure la sortie du Turkmenistan, nous continuons l'ascension jusqu'à la frontière chinoise à 3750 m col de Tarugart. Il fait orage, froid et il pleut , des corbeaux passent en poussant un cri sinistre. L'ambiance n'est pas chaleureuse.
A 18:30 les formalités sont achevées. Nous avons tout de même parcouru cent kilomètres car le poste de douane est éloigné de la frontière.
Ça y est on est en Chine!
C'est le bandeau du dernier poste frontière que l'on voit sur la photo. Ouf! Les formalités nous auront pris plus de 19 heures avec des contrôles sur plus de 100 km...
En route vers la frontière chinoise
On se presse pas trop; on va attendre plusieurs heures on le sait. La route est belle sur fond de pics enneigés.
Un vieux caravansérail à 3000 m
Sur la route du col de Tarugart, ce vieux caravansérail est au fond de la vallée du haut plateau de 3000 m. Il surveille les pâturages et les yourtes dans un décor grandiose
Premier grave accident: on a roulé sur mon iPhone
Mon iPhone 6 S qui m'avait bien suivi jusque là et grâce à qui vous avez pu voir quelques photos, à subi un grave préjudice ce matin : notre voiture lui a marché dessus et il n'y a pas résisté. Je perds seulement mes anciens sms et articles whatsapp et les photos non sauvegardées depuis 2 jours. Tout va bien! Donc je confirme: un iPhone ne résiste pas à la roue d'un 4x4
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