Il a fait un temps magnifique aujourd'hui. Ce n'est pas évident dans cette partie montagneuse de la Turquie où il y a trois ans début septembre nous avions essuyé pas mal de pluie. Trois cent kilomètres de route pour commencer. Des routes à quatre voies sans grand monde qui traversent des paysages grandioses. Nous les avions traversés il y a trois ans en plein travaux. Des routes, des centrales hydrauliques, des programmes immobiliers tous dotés d'une mosquée. Tout cela est aujourd'hui terminé et bien fait. Les paysages sont toutefois fortement marqués par ces projets dont l'intégration à l'environnement n'est sans doute pas le point fort. Les villes que nous avons traversées hier et aujourd'hui paraissent aisées et sont fort bien entretenues, des fleurs, des arbres, un patrimoine architectural entretenu. Des gens peu différents de nous. À notre surprise, les femmes sont peu voilées beaucoup moins de la moitié d'entre elles.
Cet après midi, nous avons enfin fait des pistes. Le décor était magique nous étions entourés de hautes montagnes parfois au milieu de prés recouvert de fleurs multicolores, parfais dans des alpages ou de petites vaches brunes se pourléchaient les babines à la vue de tant d'herbe vert tendre ou encore dans de grandes forêts très humides ou parfois le chemin et le cours d'eau ne faisaient qu'un. Nous avons traversé des petits villages faits de maisons anciennes en bois, d'autres de bungalows plus récents aussi toits multicolores. Tous ces village n'eussent t'ils qu'une dizaine de maisons disposent tous d'une mosquée flambant neuf.


C'est effrayant tous ces gens, souvent asiatiques, qui ne pensent qu'à une seule chose dès qu'ils entrent dans un lieu touristique : se prendre en selfie sous tous les angles. Ainsi en est-il de nombre de visiteurs de la Mosquée Bleue ou de Sainte Sophie. Quel paradoxe d'être dans un lieu de prières et de ne penser qu'à soi. Quelle tristesse! A part, Sainte Sophie n'est plus une Eglise, juste un lieu public et on y passe une musique 5 fois par jour: le muezzin..,